Adrian Freudiger : un peintre extra-ordinaire
Adrian Freudiger, artiste subtil et drôle, impose sa notion du voyage, impressionne par la maturité de son art, par sa faculté à illuminer le brouillard présent dans ses horizons comme un arc-en-ciel permanent.

Il protège ses tableaux d'une aura de mystère. Le choc des couleurs est très fort.

Il nous transmet les horizons des pays de sa quête de rêve.

En exposant vingt années de sa vie dans le canton de Neuchâtel, Adrian Freudiger prouve que l'art est bien vivant en cette année 2000.

Les femmes, l'élève de Gérald Comtesse les connaît bien et les peint avec sa douceur, son génie et son coeur d'enfant.
Ses statues prouvent le don du poète à faire rêver d'exotisme. Il ressort de son oeuvre les parfums de ses sens en constant éveil.

La grande force du peintre est d'humaniser ses personnages, de créer une ambiance, un contexte très subtil et rayonnant.
Adrian fête la couleur, épice ses tableaux. Son exposition exceptionnelle a conquis le droit de nous enthousiasmer. Narrateur d'horizons, il nous conduit dans son univers, sa magie personnelle, et met tout son talent à l'exprimer.

Adrian Freudiger et Jöel Perrenoud
Adrian, d'où vient ton inspiration?

Mon inspiration vient de sujets qui me plaisent et que j'interprète comme je les ressens, tout en espérant évoluer globalement.

Les paysages de mes tableaux recréent les souvenirs de mes voyages au gré de ma fantaisie.

Dans ma peinture, le mouvement est donné par la mise en page, la touche et la couleur.
La peinture me pousse à imaginer des ambiances, des harmonies, une façon de percevoir.

La sculpture me permet de m'exprimer en trois dimensions. Comme la vie, mon art évolue.

J'ai toujours beaucoup de plaisir à peindre.

Quand on s'appelle Adrian Freudiger, c'est quoi l'argent?

Mon oeuvre n'est pas dictée par l'argent. Je propose une vision intérieure de ma réalité ; l'argent vient après.

Le sujet d'un tableau, je peux le travailler à l'infini ; tout est prétexte à jouer avec les formes, les couleurs, l'ambiance.

Vincent Van Gogh, par exemple, n'a vendu aucun tableau de son vivant. Ses «Tournesols» valent, maintenant, des millions de dollars.

Quels sont les peintres les plus proches de toi?

Tous et aucun. Je ne me compare à personne.

Tu n'as pas signé ton autoportrait?

Un autoportrait n'est jamais fini. (Il rit).
En réalité, j'ai oublié...

Si tu devais faire un tableau représentant la liberté?

Ce serait une toile blanche...

Nous notons la présence discrète du propriétaire de la galerie, M. Jeanneret Gris, un passionné d'art.
Par Joël Perrenoud
Galerie du BAC
Rue Crêt-de-la-Fin 22
2024 Saint-Aubin
Tél. 032 835 30 03