|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Jean-Daniel Corbet : la liberté sans confusion ! |
|
|
|
La raison est-elle capable de combattre les terreurs issues d'elle-même ? Depuis vingt ans, cette phrase de l'enseignement de Krishnamurti, que Jean-Daniel a faite sienne, l'accompagne dans sa vie de tous les jours. Dans une déclaration datant de 1929, le gourou affirme : la vérité est un pays sans chemin. |
|
|
Jean-Daniel, né le 20 septembre 1952 à Nyon (VD), où il passera les 15 premières années de sa vie, pense que l'être humain est encore trop étroit dans sa conscience pour faire tenir debout un monde équitable. A 9 ans, il devient orphelin de père, ce qui le poussera très tôt à affronter les rigueurs de l'existence. Arrivé ensuite à Bevaix, il fera un apprentissage de mécanicien de précision, après quoi pendant 7 ans, il travaillera comme décorateur avec un ami. L'aboutissement de son travail d'autodidacte le conduit sur les hauteurs de Neuchâtel où il dédie sa vie à faire rêver. Il vit dans une petite maison aux planchers de bois, surplombant le lac, sise au numéro 6 de la rue Arnold-Guyot et ce, dans un désordre bien rangé. Il est à la fois scénographe, concepteur, inventeur. |
|
 |
|
|
C'est un homme qui maîtrise l'espace et donne du rêve et du bonheur ; bref : un artiste artisan. Pour lui, l'homme doit trouver son cheminement dans le miroir de la relation, par la compréhension du contenu de son esprit. La nature unique de l'individu réside dans sa pensée et sa conscience. Le monde est trop vaste, trop différent, les tréfonds de l'âme trop insondables ; les mystères de l'existence si suaves, que Jean-Daniel s'est forgé, par son imagination et son talent, un état d'esprit non absolu, raisonnable. Laisser au temps le temps pour qu'il éclose. Un espace temporel qu'il conçoit et qu'il maîtrise seul : sa liberté ! Quand il y a négation de tout ce qui n'est pas amour - le désir, le plaisir - alors l'amour existe par sa compassion et son intelligence. (Krishnamurti) les projets de notre homme ne sont pas de changer le monde, mais de construire le sien avec sa philosophie, de défendre une autonomie donnée pour extraire son élan vital de la férocité du quotidien. La pensée est temps; ainsi l'homme est esclave du passé.
La rencontre avec Jean-Daniel fut très enrichissante d'autant qu'il ne se prend pas pour le centre du monde. C'est dans son antre que le concepteur nous a convié à entrer dans son univers fardé de liberté d'expression, de mise en scène de son imagination débordante. Ses travaux sont divers. Il n'aime pas se définir lui-même. Il passe de la construction d'un dragster à celle d'un char de la Fête des vendanges. Il décore un appartement en entier ou construit un décor de théâtre. D'une énorme bibliothèque, il descend une maquette, un projet pour une scène. Ici, c'est une hélice de deux mètres dont on ne saura rien. Sur sa table de travail, des photos côtoient des traits et une mise en scène futuriste pour un parc. Derrière lui, sur le mur blanc, il a apposé le portrait du commandant Massoud ainsi que des clichés de la vallée de Bamiyam où se situaient les statues des bouddhas détruites par les Talibans.
Dans son atelier juxtaposant son bureau, trône la panoplie du bricoleur pro : des boîtes, des caisses, des outils, des fils électriques. Ne pas se brûler les ailes avec des fantasmes, relier l'imagination à l'imaginaire commun, faire rêver, voilà la vocation de Jean-Daniel. C'est un homme très curieux du monde qui l'entoure. Il a touché à toutes les formes de mise en scène, par la photo, par la caméra. Il a organisé des concerts, s'est investi dans la vie sociale des jeunes. C'est un parcours qui le pousse toujours plus vers des horizons nouveaux. Il faut explorer la portée du rêve, ce dernier étant toujours plus nécessaire à notre vie afin que nous puissions nous épanouir. Pour lui, la liberté n'existe pas : elle se construit, s'acquiert et s'expérimente. Pour l'année à venir, il a déjà conçu le plan de la journée cantonale ARIENE (Appenzell Rhodes intérieures, Appenzell Rhodes extérieures et Neuchâtel), manifestation musicale sous tente, place des Halles. Pour le mois de mai, il est responsable de la construction d'un kiosque à musique au Jardin anglais dont la décoration se fera avec 11 000 morceaux de bois de 50 cm chacun, peints par des élèves de Suisse.
Jean-Daniel ouvre les portes de son vaste monde aux numéros suivants : |
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
Tél : 032 724 04 05 |
|
Natel : 079 507 58 28 |
|
Par Joël Perrenoud |
|
|