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Photo-club : le monde merveilleux du présent |
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Le 22 octobre 1889, quelques passionnés de la photographie se réunissaient et fondaient le « Photo-club de Neuchâtel ».
La nouveauté de ce mode d'expression, alliée aux progrès technologiques, permit l'essor du club.
Le 10 avril 1943, il est admis comme section de « Photo suisse », association suisse pour la photographie. |
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La photo, c'est l'image instantanée, c'est un moment précis où la magie de l'instant se laisse surprendre par la pellicule. Couleur ou noir-blanc, la photo est un art. Le cadrage doit être parfait, la netteté aussi. Le temps nous fait parfois le plaisir d'un moment à saisir. C'est tout le feeling que demande une bonne photo. Outre la patience, la clairvoyance et le travail sont les principales qualités requises pour faire de vous un pro ! Il faut aussi un petit trait de génie, un petit je ne sais quoi de plus, un regard très présent, attentif, vivant. Une vision très personnelle du vécu de l'instant magique qui soulève vos sentiments et donne envie de partager vos émotions par l'image. L'évolution perpétuelle de la technologie permet des effets surprenants. |
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Clic ! L'instant suprême !
Le club dispose d'un laboratoire qu'il met à disposition des membres, une septantaine, pour le traitement couleur et noir-blanc ainsi que d'une installation « studio » pour des prises de vues. Le papier et les produits chimiques sont à la charge de l'utilisateur. Le club possède plusieurs appareils photographiques qu'il prête aux membres. Ces derniers peuvent aussi utiliser un appareil numérique. Des cours personnalisés sont dispensés à la demande de chacun. Des excursions, des voyages à thèmes divers, des expositions comme dernièrement au Péristyle de l'Hôtel de Ville sont organisés. L'avantage de faire partie du club est de rentrer dans l'univers artificiel et subtil d'une micro-société structurée avec compétence et sérieux.
Les séances, au rythme de deux ou trois par mois, se déroulent dans une ambiance décontractée avec des femmes et des hommes passionnés par autant d'enrichissement culturel. |
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Photo mise à disposition par
Mme Béatriz Guye-Herrero |
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Les sorties, les visites, les expositions sont prétexte à des discussions animées sur l'aspect théorique ou pratique sur les divers sentiments de chacun. Parfois même, un professionnel effectue une démonstration.
Petit historique de la photographie.
400 avant Jésus-Christ : Aristote découvre que la lumière du jour qui pénètre par un trou dans une pièce obscure projette une image inversée sur le mur faisant face à cet orifice.
1100 : Hassan Ibn Hassan (mathématicien arabe) décrit le principe de la chambre noire. Il précise que l'image est d'autant plus nette que l'ouverture est petite.
1515 : Léonard de Vinci décrit « la camera obscura » en tant que machine à dessiner.
1540 : Jérôme Cardan remplace le sténopé (petit trou de la chambre noire) par une lentille.
1553 : Giovani Battista della Porta décrit la construction de la « camera obscura » et son usage.
1568 : Daniel Barbaro ajoute un diaphragme à l'appareil.
1650 : La chambre noire devient portable et compte des lentilles de différentes distances focales. A cette époque, elle servait principalement aux dessinateurs.
1727 : Johann Heinrich Schulze découvre que la lumière noircit certains composés d'argent.
Vers la fin du XVIIIe siècle, Thomas Wedgwood et Humphry Dave ont commencé leurs expériences sur l'enregistrement d'images photographiques, restitution d'images de tableaux, de profils de personnes, sans réussir à les fixer contre les effets de la lumière.
Au début du XIXe siècle, Niepce et Daguerre utilisent ces chambres noires comme prototypes : elles étaient munies de lentilles. Niepce réalise les premières véritables héliographies. En 1827, il photographie le paysage à partir de sa fenêtre, prise de vue retrouvée en...1952.
1835 : Daguerre découvre que les vapeurs de mercure agissent comme révélateur de l'image et que le sel marin permet de la fixer définitivement. C'est la naissance du « Daguerréotype ».
25 janvier 1839 : Talbot met au point un procédé chimique permettant d'enregistrer sur du papier une image en négatif. Cette dernière était obtenue par le contact d'un objet sur papier sensibilisé, sans utilisation de chambre noire, et permettait de tirer plusieurs copies positives.
19 août 1839 : Le Daguerréotype est divulgué devant les Académies des sciences et des beaux-arts réunies. La nouvelle qui connut un vif retentissement se répandit dans toute la France, en Europe et bientôt dans le monde entier.
Pour les deux procédés, l'image développée est fixée par immersion dans un bain d'eau salée ; le processus de développement est ainsi arrêté et l'image devient permanente.
1841 : Talbot invente le calotype, procédé grâce auquel l'image ne devient visible qu'après développement. Le papier est recouvert d'une solution de gallo-nitrate d'argent, avant et après exposition, pour être ensuite fixé. Le procédé permet également d'obtenir une image négative qui peut être reproduite indéfiniment. |
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Par Joël Perrenoud |
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