|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Un sacré tournant |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Le rêve des jeunes adultes et la hantise des parents : le permis de conduire. Au sortir de l'adolescence, le passage obligé pour entrer dans la cour des grands, c'est le « bleu », comme on le surnomme souvent.
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
En formation, étudiants ou apprentis, quelle que soit leur orientation, le jeune homme ou la jeune fille, pour passer au statut d'adulte doit, dans notre société, avoir son permis de conduire.
Ce document donne un sens plus large au mot liberté tout en étant une contrainte sérieuse :
conduire ne s'improvise pas et bien des règles établies sont à respecter scrupuleusement sous peine de sanctions immédiates (accident) ou contraventions. |
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
La formation du moniteur
C'est avec M. Alain Fornachon, moniteur d'auto-école, que nous allons faire un bout de chemin carrossable pour essayer d'y voir plus clair et comprendre le mécanisme de cette profession si particulière.
Pour enseigner la conduite automobile, il faut passer un examen au Service des autos où un tri sélectif est organisé ; il faut être âgé de 22 ans au minimum, posséder un CFC (certificat fédéral de capacité) ou une formation équivalente, avoir des antécédents routiers sans taches, jouir d'une bonne réputation et d'une bonne santé. Les cours durent 10 mois et sont dispensés par des écoles privées à raison de deux jours de théorie et d'une demi-journée de pratique par semaine. Ils sont sanctionnés par un examen final.
|
|
|
|
|
Des cours de perfectionnement sont obligatoires à raison de 60 heures sur 5 ans : conduite sous la pluie, freinages comparés, tests des réflexes, conduite de nuit. Ces cours peuvent aussi être suivis facultativement par les élèves.
|
|
|
 |
|
|
|
|
Sensibilisation
Dans le canton de Neuchâtel, la situation est un peu particulière. Le potentiel neuchâtelois est de 50 auto-écoles or, il y en a 90. Ce surnombre provoque des frictions avec les élèves qui ont un choix important à faire. La seule obligation pour se présenter à l'examen final est d'avoir suivi 8 heures de sensibilisation et d'avoir passé l'examen théorique. C'est dire l'importance de ces séances de sensibilisation ; le problème essentiel étant de toucher le point sensible de tous les apprentis conducteurs, principalement de mettre en évidence les dangers de l'alcool, la prise de médicament, la consommation de substances illicites, les conséquences d'une conduite en état de fatigue, sans oublier l'état de la chaussée : pluie, neige...
|
|
|
Tension nerveuse
« Le problème est que les leçons coûtent cher et que nous ne pouvons pas envoyer des jeunes à l'abattoir. L'écoute dépend uniquement de leur bon sens, notre rôle principal étant de les inciter à respecter le code de la route. Mon travail consiste à leur apprendre à conduire, non pas à leur faire réussir un examen. Mon plus grand plaisir est de sentir que mon élève est devenu un conducteur responsable ; bien sûr, on peut toujours se tromper. Dans mon travail, le plus difficile est la tension nerveuse, contrairement à ce que l'on pourrait penser. Pas celle engendrée par mes élèves, qui sont là pour se former, mais par le stress des autres conducteurs irascibles, râleurs et éternels pressés, comme s'ils voulaient mourir plus vite.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
Le soir enfin, je suis lessivé et je me couche comme les poules pour reprendre le collier en forme le lendemain. » |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Joël Perrenoud |
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|